Bruno Kaïk «violemment strangulé jusqu’à l’étouffement» NANTES


Bruno Kaïk «violemment strangulé jusqu’à l’étouffement»

Crédit photo : bsaz
Crédit photo : bsaz

Les vidéos datant du 3 août, durant l’Acte 38, où des milliers de manifestants sont encore descendus dans la rue pour exiger justice pour Steve et pour tous les blessés et mutilés victimes des violences policières, font froid dans le dos.

La première montre les conditions dans lesquelles un manifestant est brutalement arrêté, alors que les forces de répression tentent de dissoudre violemment la manifestation. On y voit notamment plusieurs agents de la BAC, cagoulés, armés, dont l’un d’eux qui se jettent sur un manifestant qui s’était approché. Celui-ci est alors jeté au sol par un groupe de la BAC, la tête contre le sol, immobilisé par terre par un agent de la BAC qui le plaque ses mains autour du cou.

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Mais surtout, il conteste la version du Sicop selon laquelle son hospitalisation après l’interpellation serait due au fait «qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes». «A l’abri des camions, où j’ai été traîné ensuite, j’ai reçu d’autres coups. J’ai été violemment strangulé jusqu’à l’étouffement par un membre de la BAC. Avant de m’évanouir et de rester inconscient pendant plusieurs minutes», réplique Bruno Kaïk, toujours auprès de Libération. C’est d’après lui la violence des agents de la brigade qui aurait conduit à sa prise en charge par les pompiers.

Après son interpellation filmée dans un contexte tendu, une autre vidéo montre Bruno Kaïk suffoquer, menotté, au pied d’un agent.

Une plainte pourrait être déposée

Bruno Kaïk rapporte à CheckNews vouloir porter plainte contre «toute la chaîne de commandement, de l’officier de la BAC jusqu’au président de la République, qui est le chef des armées et a autorisé ces dérives».

Si l’AFP, de son côté, avait noté, citant le Sicop, que le certificat médical produit mentionnait «0 jour d’ITT», l’interpellé explique au quotidien : «Je ne suis pas salarié, je n’ai donc pas demandé d’arrêt de travail.» Ce père de famille se définit comme «fervent adepte de la non-technologie», assurant qu’il n’avait pris part à aucune manifestation des Gilets Jaunes. «Je suis en train de devenir une figure de la contestation, mais ce n’était pas du tout l’objectif», conclut-il, toujours auprès de CheckNews.

Après plusieurs heures d’hospitalisation, Bruno Kaïk a ensuite été placé en garde à vue durant 24 heures, puis relâché. Une enquête préliminaire se poursuit.