Réagissons aux atteintes à la liberté de la presse en boycottant la communication gouvernementale


Il y a des temps où de lents glissements opèrent, où la distance de l’Histoire nous fera dire : « Nous aurions dû agir ». Ce temps est venu. Samedi 20 avril a une nouvelle fois été l’occasion d’atteintes graves à la liberté de la presse de la part du gouvernement.

58460700_529406170799347_5456501545770156032_n
Des journalistes ont encore été visés par des tirs de LBD et deux d’entre eux, Gaspard Glanz et Alexis Kraland, ont été arrêtés.

Des journalistes ont encore été visés par des tirs de LBD et deux d’entre eux, Gaspard Glanz et Alexis Kraland, ont été arrêtés.

Ces actes ne sont pas isolés. Ils prennent part dans un contexte global d’atteinte à la liberté de la presse depuis le début de l’actuel quinquennat. La décision de mettre en place un pool pour couvrir l’actualité de l’Elysée fut la première restriction. Les protestations furent peu nombreuses. C’était de nouvelles pratiques auxquelles il fallait s’habituer. Lors de la première photographie gouvernementale, le pool seul fut convié et non pas les photographes d’autres journaux, agences ou indépendants. Le pool a protesté par solidarité. Ils ont obtenu que soit présent les autres photographes à la photo de la seconde mouture gouvernementale.

La communication Élyséenne a été de plus en plus verrouillée avec des restrictions sévères jusqu’à l’évocation du déplacement de la salle de presse de l’Elysée. Les protestations ont été un peu plus présentes. Ce déplacement de la salle de presse de la cour de l’Elysée vers l’extérieur est pour l’instant suspendu. Mais ces tentatives d’écarter les journalistes sont de nouvelles pratiques auxquelles il fallait encore s’habituer.

SOURCE Par Yann Castanier , StreetPress