A Prayer Before Dawn – official from Cannes | THAILANDE – FRANCE


French director Jean-Stephane Sauvaire traveled to Thailand to tell the real-life story…

Synopsis : L’histoire vraie de Billy Moore, jeune boxeur anglais incarcéré dans une prison en Thaïlande pour détention de drogue. Dans cet enfer, il est rapidement confronté à la violence des gangs et n’a plus que deux choix : mourir ou survivre. Lorsque l’administration pénitentiaire l’autorise à participer à des tournois de Muay-Thai, Billy donne tout ce qui lui reste.

Jean-Stéphane Sauvaire n’est pas un novice des univers violents et radicaux. Fort d’une expérience d’assistant réalisateur au milieu des années 1990 jusqu’en 2010, on doit au cinéaste français le film Johny Mad Dog, récit brutal d’enfants soldats africains qu’il avait lui-même écrit et co-produit, avec Matthieu Kassovitz, et qui avait obtenu le Prix de l’Espoir en 2008 à Un Certain Regard. Avec A Prayer Before Dawn, il revient à la réalisation neuf ans après son dernier long métrage.

Sans doute attiré par les univers bestiaux où la violence est une nécessité pour survivre, il pose cette fois-ci sa caméra dans une prison thaïlandaise et y raconte la véritable histoire de Billy Moore, un boxeur condamné pour consommation de drogues qui sera prêt à tout pour survivre dans cet environnement hostile et primitif.A Prayer Before Dawn est le croisement équilibré du film de genre carcéral et du film de boxe, à ceci près qu’il s’agit de boxe thaïlandaise, aussi appelée Muay-Thaï. On retrouve donc les codes de ces deux genres, soit le machisme, les guerres d’ego bestiaux des prisonniers et les habituelles scènes de viol et de suicide pour le genre carcéral, et l’entraînement intensif, la solidarité des combattants, l’entraîneur qui refuse puis accepte le nouvel arrivant et l’ascension d’un boxeur tout nouveau pour le film sportif.

A défaut d’être original donc, Jean-Stéphane Sauvaire fait preuve de maîtrise dans l’immersion des prisons thaïlandaises, adoptant par moment une véritable démarche documentaire sur les conditions des détenus. Le film est entièrement porté par la force brute, la gueule cassée et la carrure de Joe Cole (dont le rôle était initialement proposé à Charlie Hunnam) qui explose l’écran et que les amateurs de Peaky Blinders reconnaîtront sans mal. Il est amusant de retrouver Vithaya Pansringarm au casting, comme si le film essayait d’être une relecture plus immersive et réaliste de Only God Forgives.Si la confusion déroute dans les premières séquences de combat, celles-ci s’avèrent plus immersives dès lors que le récit avance. Elles se font plus brutales, et l’on sent la douleur, le sang et la sueur émanant de ces plans-séquences musclés.

Pour autant le film reste très brouillon dans sa narration et semble s’étaler sur plusieurs sous-intrigues. Billy Moore est tiraillé de toutes parts, entre une relation avec un ladyboy, des dettes à devoir à d’autres détenus et le risque de perdre la vie à cause d’une hernie. Il y avait donc là des arcs narratifs intéressants mais que le cinéaste français ne fait que malheureusement effleurer. A Prayer Before Dawn souffre donc de son intention première, à savoir suivre linéairement le parcours de Billy Moore en prison sans lui apporter une véritable humanité. Il se bat, s’effondre, se relève et s’entraîne jusqu’à son combat final. S’il faut déjà un certain talent pour maîtriser ses scènes, il est dommage que le réalisateur n’ait pas chercher à les développer un peu plus, à l’instar de Dog Pound ou Les Poings contre les Murs. Reste malgré tout un film viscéral et intense qui ne laissera pas indifférent, et dont la projection en séance de minuit aura bien malmené les festivaliers cannois. [HORS COMPÉTITION]

A Prayer Before DawnUn film de Jean-Stéphane SauvaireAvec Joe Cole, Vithaya Pansringarm, Panya YimmumphaiDistributeur : Wild BunchDurée :

1h56Genre : Action, thriller

Date de sortie : Prochainement

France – 2017

A Prayer Before Dawn : Bande-annonce

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Cannes Hidden Gem: Joe Cole Survives a Thai Prison in ‘A Prayer Before Dawn’

French director Jean-Stephane Sauvaire traveled to Thailand to tell the real-life story of a British convict turned Muay Thai champion who honed his skills behind bars.

When French director Jean-Stephane Sauvaire met Joe Cole, he knew he’d found the right man to star in his drama A Prayer Before Dawn, based on the true story of Billy Moore, who spent two years in a Thai prison, where he became a Muay Thai boxing champion in order to survive.

« He had the violence I needed for playing this guy, but he also has the kind of sensibility which was important for this character, » says Sauvaire of British actor Cole, who has managed to stand out in impressive ensembles like the BBC period drama Peaky Blinders and Jeremy Sulnier’s horror-thriller Green Room. « Billy has two sides — the violent and dark side and also the vulnerable. »

A Prayer Before Dawn, debuting May 19 in the Midnight section in Cannes (and to be released by A24 in the U.S.), is based on Moore’s book about his time in one of Thailand’s most brutal prisons, Klong Prem, aka the notorious « Bangkok Hilton. »

Cole met with Moore before taking on the role, spending time with him in Moore’s hometown of Liverpool and meeting his family. « He’s a fascinating guy, » says Cole. « He’s an addict. He’s clean now, but, as they say, once an addict, always an addict. He’s a great guy. He’s a lot more complex than you might think on the surface. »

Cole trained for several months to learn Muay Thai techniques, working with champions of the sport, some of whom had themselves learned to box in prison. « They put me in these grassroots-style training camps that didn’t have the luxuries of, say, an Equinox. It was a little more rough and ready, » says Cole, who stuck to a diet of mostly Thai food and a lot of protein.

Other than Cole and Thai actor Vithaya Pansringarm (recently seen in Nicolas Winding Refn’s Only God Forgives), the cast is made up of non-actors. Ahead of shooting, Sauvaire spent one year in Thailand to cast the project, hiring gang members, former prisoners (including several transsexual prostitutes, who are often incarcerated) and boxers. He directed them via a translator.

« It was frustrating sometimes but … it was the reality of what Billy went through,” says Sauvaire, whose 2008 film Johnny Mad Dog, about child soldiers in Africa, won Cannes’ Un Certain Regard of Hope award. « Nobody was talking English to him. That’s why the experience was so strong for Billy. They had to speak with their bodies, find a way to communicate. »

Cole says it was a « cathartic experience » for many of the former prisoners to once again be behind bars, but this time for a film.  « Jean-Stepane created a world where they guys were allowed to express some of their negative aspects of their lives but in a positive way, » he says. « For me, it felt like the relationships in the film were more real, everything had a little more authenticity to it. »

Moore was scheduled to fly to Thailand (the project was filmed in an abandoned prison) for the shoot, but when he arrived at the airport, he found out that he was banned from the country because of his prison sentence. He went to the Philippines for the shoot’s final days and has a cameo. Sauvaire has shown Moore dailies from the shoot, but the first time he’ll see the final product will be in Cannes.

« Billy knows how hard I worked on it. He knows how hard Jean-Stephane worked on it, » says Cole. « I think Billy will be very happy. »

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